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[NEW YORK] Selon une nouvelle étude, les individus du groupe sanguin A sont plus vulnérables aux infections bactériennes à E. Coli entérotoxigéniques (ECET) que les personnes appartenant à d'autres groupes sanguins.

Les ECET, l'une des principales causes des maladies diarrhéiques dans le monde en développement, en particulier chez les nourrissons et les enfants, peuvent être asymptomatiques dans certains cas ou aiguës et s'apparenter au choléra, dans d'autres cas.

Selon l'étude, publiée le mois dernier (mai) dans le Journal of Clinical Investigation, une protéine identifiée comme EtpA et sécrétée par diverses souches d'ECET interagit avec les cellules épithéliales intestinales des individus du groupe sanguin A, provoquant des diarrhées aigües.

Les individus appartenant au groupe sanguin A semblent être plus  exposés aux infections aiguës et sont susceptibles d'être les plus grands bénéficiaires, en termes de prévention de la forme la plus grave de la maladie.

James Fleckenstein, École de médecine de l'Université de Washington

James Fleckenstein, professeur de médecine et de microbiologie moléculaire à l'École de médecine de l'Université de Washington et auteur de l'étude, explique que les travaux ont porté sur l'interaction de la protéine EtpA de la souche spécifique H10407 d'ECET avec des individus du groupe sanguin A dans un groupe de volontaires sains aux États-Unis.

Il a expliqué que l'étude était basée sur des travaux antérieurs des chercheurs du Centre international de recherche sur les maladies diarrhéiques de Dhaka, au Bangladesh, qui avaient précédemment montré que les enfants naturellement exposés aux ECET étaient plus susceptibles de tomber malades, s'ils étaient du groupe sanguin A.

"Nous ne disons pas qu'il faut déterminer le groupe sanguin de toutes les personnes souffrant de la diarrhée, mais que les individus appartenant au groupe sanguin A semblent être plus  exposés aux infections aiguës et sont susceptibles d'être les plus grands bénéficiaires, en termes de prévention de la forme la plus grave de la maladie", explique James Fleckenstein à SciDev.Net. "L'EtpA, notre protéine cible, s'avère beaucoup plus commune que la plupart des cibles de vaccins qui ont été examinées jusqu'à présent. Si nous pouvons vacciner avec cette protéine, cela peut nous permettre de protéger les individus les plus exposés au risque de maladie aiguë."

George Munson, professeur de microbiologie et d'immunologie à la Miller School of Medicine de l'Université de Miami, explique à SciDev.Net qu'il a été observé depuis longtemps que certaines personnes ne présentent qu'une maladie bénigne tandis que d'autres souffrent de diarrhées déshydratantes aigues. "Cette étude va constituer un élément crucial dans l'explication du spectre des maladies causées par ECET."

À long terme, estime George Munson, des vaccins contre la molécule bactérienne, qui se lie aux molécules de la surface des cellules humaines, peuvent être développés pour protéger contre les infections à ECET. "Dans les deux cas, la récente étude de l'équipe de Fleckenstein permettra sûrement de sauver de nombreuses vies."

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