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[MANILLE] Selon une nouvelle étude, l'expansion des forêts dans de nombreux pays est attribuable au bien-être à l'échelle nationale plutôt qu'à l'augmentation des niveaux de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère, comme le montrent certains modèles de changement climatique.

Le dioxyde de carbone sert d'aliment pour les plantes et les arbres, ce qui peut théoriquement aider les forêts à se développer.

Publiée dans la revue PLOS ONE de ce mois (mai), l'étude indique que de 1990 à 2015, le volume des forêts a augmenté chaque année de 1,31 % dans les pays à revenu élevé et de 0,5 % dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.

En revanche, le peuplement forestier a connu une diminution moyenne de 0,29% par an dans 27 pays à revenu moyen de la tranche inférieure et de 0,72% dans 22 pays à faible revenu.

“Le modèle pour les pays en développement veut que le développement économique, l'efficacité agricole et l'amélioration globale du bien-être humain réduisent le besoin de déforestation et permettent finalement la restauration du paysage.”

Douglas Muchoney, FAO

Les transitions de la perte nette de forêt au gain net, qui ont eu lieu pour la première fois dans les années 1800 en Europe de l'Ouest, n'étaient pas attribuables à l'augmentation rapide du dioxyde de carbone dans l'atmosphère, qui a commencé des décennies plus tard.

Au cours des 200 dernières années, de telles transitions ont permis de passer d'une agriculture de subsistance à une agriculture axée sur le marché. Aujourd'hui, la croissance ou le déclin des ressources forestières d'un pays sont fortement corrélés à l'indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Au cours de la période 1990-2015, environ 13 pays tropicaux, dont le Laos, les Philippines et le Vietnam, semblent avoir effectué la transition ou poursuivi leur expansion forestière, selon les données de la FAO.

"Si le but est de renforcer la contribution des forêts à l'atténuation du changement climatique, (alors) le développement est nécessaire", explique Pekka Kauppi, professeur de science et politique de l'environnement à l'Université d'Helsinki et co-auteur de l'étude.

Une bonne éducation, de bonnes infrastructures, un réseau électrique fiable, des possibilités de communication, une application fiable des lois, etc., peuvent être bénéfiques pour les forêts dans la politique climatique (épargner les forêts et mieux utiliser les produits et services dérivés des forêts).

L'étude attribue l'expansion de la forêt à plusieurs facteurs qui l'ont emporté sur les impacts de la croissance démographique et l'amélioration des régimes alimentaires, tels que l'urbanisation et la disponibilité d'alternatives au bois comme combustible.

Mais, malheureusement, la déforestation se poursuit dans les forêts biologiquement riches, alors que les nouvelles forêts en expansion sont biologiquement moins diversifiées, en particulier lorsqu'elles consistent en des monocultures plantées.
 
Douglas Muchoney, responsable principal de l'environnement à la FAO, explique à SciDev.Net qu'il n'est pas surprenant que le développement entraîne une réduction de la pression sur les ressources forestières.

"Ainsi, le modèle pour les pays en développement veut que le développement économique, l'efficacité agricole et l'amélioration globale du bien-être humain réduisent les besoins de déforestation et permettent finalement la restauration du paysage", explique Douglas Muchoney.

"Comme les forêts sont des puits de carbone, le reboisement, le boisement et une meilleure gestion des forêts amélioreront le bilan carbone national, régional et mondial."