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[NAIROBI] Selon des experts, l’absence de synergie entre le secteur industriel et les établissements d'enseignement supérieur, en particulier les universités, entrave le renforcement des capacités dans l'exploitation des ressources naturelles pour le développement socio-économique de l'Afrique de l'Est.

Une conférence qui ouvre ses travaux aujourd'hui au Kenya se propose de faciliter la mise en réseau et le partage d'expériences entre les principaux acteurs du secteur de l'industrie extractive et ceux du monde universitaire.
 
Selon Jonah Aiyabei, directeur de l'Institut Morendat du pétrole et du gaz (MIOG) au Kenya, bien que la région soit dotée de pétrole et d'autres ressources naturelles comme le gaz naturel, les métaux précieux et les minéraux, elle manque de ressources humaines qualifiées pour aider à capitaliser les ressources.

Il est nécessaire d'établir des centres de formation pour donner aux compétences locales l'expertise requise, au lieu de recruter des gens de l'extérieur du continent.

Jonah Aiyabei, Institut Morendat du pétrole et du gaz (MIOG)

Jonah Aiyabei a déclaré à SciDev.Net que les jours où les universités étaient lovées dans des tours d'ivoire croyant avoir des solutions pour les industries sont révolus depuis longtemps.

"Les universités doivent former des professionnels qualifiés", explique-t-il encore, ajoutant que "cela nécessite une participation efficace des industries pour aider à la conception de curriculums pour le développement des compétences dont les employeurs ont besoin."

La région, poursuit-t-il, a longtemps dépendu de l'agriculture pluviale et négligé le secteur de l'industrie extractive, qui pourrait créer des opportunités d'emplois pour les jeunes et les femmes.

"Il est nécessaire d'établir des centres de formation pour donner aux compétences locales l'expertise requise, au lieu de recruter des gens de l'extérieur du continent qui viendront mettre en œuvre leur propre agenda", conclut Jonah Aiyabei.

La "conférence des experts de la High Segment Review et du Forum consultatif sur le renforcement des capacités pour la gestion des ressources naturelles : L'industrie extractive est-africaine", organisée au Kenya les 20 et 22 mars dernier par le MIOG et la Kenya Pipeline Company, dans la perspective de la conférence de ce jour, avait également fait état d'une sérieuse déconnexion entre ce qui est enseigné dans les universités et ce que recherche le marché du travail.

Robert Gateru, vice-chancelier de l'Université de Riara au Kenya, a déclaré que les universités et les industries devraient cesser de travailler en vase clos et se plaindre les unes des autres et commencer à documenter les lacunes en matière de formation dans le secteur de l'industrie minière.

Il a également appelé à partager les réussites du secteur avec les communautés et à mettre les données à disposition pour informer les décideurs.

Daniel Oyoo, président du département du génie gazier et pétrolier de l'Université Jomo Kenyatta au Kenya, explique à SciDev.Net que la mise en place d'un consortium qui reliera les institutions académiques et les industries pour travailler main dans la main est nécessaire pour la région.

Le consortium pourrait créer des possibilités de stages pour les étudiants pour leur permettre d'acquérir des compétences pratiques.

Arthur Bainomugisha, directeur exécutif de la Coalition des avocats pour le développement et l'environnement, un institut indépendant de recherche sur les politiques publiques en Ouganda, exhorte pour sa part la région à développer et améliorer les cadres juridiques et politiques pertinents pour le secteur.

"Cela permettra l'accès, le suivi et la transparence de l'exploration des ressources et aidera également à protéger les communautés marginalisées et l'environnement", a déclaré Arthur Bainomugisha.
 
Cet article a été rédigé par le desk Afrique anglophone de SciDev.Net.