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Communication scientifique: Journalisme scientifique

Nouvelles

Museveni appelle les journalistes scientifiques à combler le déficit de connaissances

Peter Wamboga-Mugirya

19 décembre 2008 | EN | FR

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Pour Museveni, les débats interminables sur les cultures génétiquement modifiées n'ont mené qu'à la stagnation

Flickr/vagawi

[KAMPALA] Le Président ougandais Yoweri Museveni a exhorté les journalistes de son pays à faire plus, afin de s'assurer que le public soit mieux informé des résultats de la recherche scientifique.

Dans un discours prononcé à l'ouverture de la Conférence sur la Communication scientifique en Ouganda, Museveni a déclaré : "Nous gaspillons aujourd'hui beaucoup d'argent et d'efforts en Afrique parce que seule la science d'hier arrive jusqu'à nous". 

Dans son discours, prononcé par le ministre des technologies de l'information et de la communication (TIC), Ham-Mukasa Mulira, le Président a affirmé qu'il était nécessaire d'engager le débat sur la science, "de sorte que la société dans son ensemble en soit informée".

"Le débat sur tous les aspects du développement [de la science] doit satisfaire toutes les préoccupations soulevées par le public", a-t-il déclaré.

"Il nous faut développer suffisamment de capacités de communication scientifique propres qui puissent facilement expliquer les nouveaux concepts suffisamment rapidement pour donner une réponse à nos besoins", a-t-il ajouté.

Ainsi, Museveni a souligné le débat sur la biotechnologie, discussions qui "se poursuivent depuis très longtemps, alors que les autres parties du monde sont passées à d'autres technologies telles que les nanotechnologies".

Kathryn O'Hara, professeur de journalisme scientifique radiotélévisé à l'Université Carlton d'Ottawa, au Canada, et représentante de la Fédération mondiale des Journalistes scientifiques (WFSJ) à cette conférence, a parlé des valeurs partagées par les journalistes et les scientifiques.

"Les scientifiques se posent des questions sur la nature, et essaient d'y trouver des réponses à travers des hypothèses et des expériences. Les journalistes se doivent aussi de poser les bonnes questions. Ni les scientifiques ni les journalistes ne veulent subir de contraintes dans leurs activités. Ils veulent la liberté de poser des questions et de publier leurs résultats. Ils veulent aussi enquêter sur la vérité, motivés par la curiosité et le sentiment d'avoir un but".

Dans un communiqué publié à l'issue de la conférence, William Odinga Balikuddembe, Président de l'Association des Journalistes scientifiques d'Ouganda (USJA),  a relevé l'existence d'un fossé conceptuel séparant chercheurs et scientifiques, qui doit être comblé pour le mieux-être de la société.

Pour Odinga, "le [président] éprouve un vif intérêt pour la science et la technologie, et reconnaît le rôle joué par la science et la communication dans le développement." Pour s'assurer de l'efficacité du journalisme scientifique, une formation appropriée, une exposition accrue à la science et un vif intérêt pour celle-ci sont nécessaires, a-t-il ajouté.

La conférence, qui s'est tenue le mois dernier (23-26 novembre), a été organisée par l'USJA, avec l'appui de la WFSJ, du Fonds d'adaptation au changement climatique, du Conseil national ougandais pour la Science et la Technologie (CNOST), organisme gouvernemental, et de l'Organisation de la Recherche agricole nationale (ORAN), financée par la Banque mondiale.

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